La leader du parti français Rassemblement national, Marine Le Pen, s’est dite choquée qu’on lui ait ordonné de passer un examen psychiatrique après qu’elle ait tweeté des photos des atrocités commises par le groupe Etat islamique.
Le Pen avait partagé ses images en décembre 2015, quelques semaines après l’attaque de l’EI qui avait fait 130 morts à Paris. Elle a été mise en examen en mars dans le cadre d’une enquête sur la publication de ces images. Elle est poursuivie pour « diffusion d'images violentes » et risque trois ans de prison, en plus de 75 000 euros d'amende.
Hier, elle a tweeté un ordre de la cour qui la somme de se soumettre à une expertise psychiatrique pour vérifier "si elle est en mesure de comprendre les propos et de répondre aux questions" et si "l'infraction reprochée au sujet est en relation avec des éléments factuels ou biographiques de l'intéressé".
« Je n’irai pas »
En interview avec des journalistes dans les couloirs de l’Assemblée nationale, Le Pen a dit qu’elle se sentait persécutée. « Je n'irai pas, bien entendu, me soumettre à cette expertise psychiatrique, » a-t-elle dit.
Le bureau du procureur a pourtant expliqué qu’il s’agissait d’une procédure normale dans des cas de partage d’images violentes.
Plusieurs alliés de Le Pen l’ont défendue, et même certains opposants, comme Jean-Luc Mélenchon.
Le Pen avait partagé ses images de l’EI en réponse à un journaliste qui avait comparé son parti au groupe jihadiste.
L’une des photos montraient le corps de James Foley, un journaliste américain qui avait été décapité. D’autres photos montrait un homme se faire écraser par un tank et un homme être brulée vivant dans une cage.
Un autre membre de Rassemble national, l’avocat Gilbert Collard, a aussi été inculpé pour avoir partagé des images des atrocités de l’EI.
