Lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre Israélien en visite a Paris, Benjamin Netanyahu, Emmanuel Macron a appelé "tout le monde à stabiliser la situation et à ne pas céder à cette escalade parce qu'elle ne mènerait qu'à une chose, le conflit".
Tout en notant que l'Iran avait intensifié la pression avec sa dernière annonce, Macron a également blâmé le président américain Donald Trump pour s'être retiré de l'accord de 2015 visant à réduire la production iranienne d'uranium enrichi.
"Quand on décide de mettre fin de son côté à un accord, cela n'encourage pas l'autre partie à le respecter, ce qui me semble relever d'un solide bon sens dont il ne faut jamais se départir dans la vie", a-t-il souligné, non sans une pointe d'ironie.
Il a souligné qu'il n'avait "aucune indication" que l'Iran violait les termes de l'accord, que Trump a quitté le mois dernier.
Netanyahu, qui s'est vigoureusement opposé à l'accord de Téhéran, a déclaré qu'il n'avait pas tenté de convaincre Macron de l'abandonner.
"Je n'ai pas demandé au président Macron de quitter l'accord. Je pense que les réalités économiques règleront cette affaire", a déclaré le Premier ministre Israelien, en référence aux pressions des Etats Unis a sanctionner les pays européens qui garderaient leurs affaires en Iran.
"À mes yeux, la plus grand menace pour le monde aujourd'hui, ce sont les armes nucléaires aux mains d'un régime islamiste radical comme l'Iran", a-t-il insisté.

Il a accusé Téhéran d'utiliser la "manne financière" de l'allégement des sanctions en vertu de l'accord "pour ne pas développer l'Iran et ne pas rendre le pays plus modéré", mais pour renforcer ses forces avec la Syrie, ravagée par la guerre.
"Ils veulent amener 80 000 combattants chiites, d'Afghanistan, du Pakistan", a affirmé Netanyahu.
"C'est déclencher une autre guerre religieuse, une autre guerre civile ... et où iront les réfugiés? Ils iront à un endroit, ici (en France) ou en Allemagne ou en Europe", a-t-il dit.
Discours qu'il avait répété à la chancelière Allemande lors de sa visite à Berlin, lundi dernier.
