Le gouvernement de Turnbull promet 500 millions de dollars pour aider à restaurer et protéger la Grande Barrière de Corail.
Le ministre de l'Environnement, Josh Frydenberg, et la ministre des Affaires étrangères, Julie Bishop, ont déclaré que la promesse - annoncée dimanche avant le budget de mai - allait changer la donne et contribuerait à assurer l'avenir du récif.
"C'est l'investissement le plus important dans la restauration et la gestion dans l'histoire de l'Australie", a-t-il déclaré à ABC News.
Une partie du financement sera versée directement aux agriculteurs pour leur permettre de modifier leurs pratiques et de réduire la quantité de sédiments qui s'écoulent dans le récif.
M. Frydenberg a indiqué que l'argent servirait également à améliorer la qualité de l'eau, en s'attaquant à L'Acanthaster planci, la seule espèce d'étoile de mer toxique - et pire ennemi du corail, ainsi qu'à la recherche scientifique.
"Des millions de dollars iront à la science et à une meilleure gestion des données, et seront en mesure de tester les impacts sur le récif", a-t-il déclaré.
"Nous examinons toute une série de nouvelles initiatives, en prenant les meilleurs conseils des experts, en travaillant en étroite collaboration avec l'Autorité du parc marin de la Grande Barrière de Corail, pour garantir que le récif puisse avoir ses meilleures chances dans le futur."
Mais malgré le financement, M. Frydenberg a réaffirmé sa position selon laquelle le réchauffement climatique restait la plus grande menace.
"Nous avons vu à travers le monde un certain nombre de récifs touchés par ce stress dû à la chaleur et cela est combiné ici en Australie avec le cyclone Debbie et l'étoile de mer à couronne d'épines (Acanthaster planci)", a-t-il dit.

M. Frydenberg a déclaré que malgré le blanchissement des coraux de ces dernières années, la Grande Barrière de Corail était "remarquablement résiliente".
"Le récif soutient quelque 64 000 emplois, engendre plus de 6 milliards de dollars pour l'économie et attire plus de deux millions de visiteurs par an", a-t-il déclaré.
"C'est donc une icône naturelle, nationale et internationale. C'est pourquoi nous sommes si déterminés à la préserver pour les générations futures."
