La Commission royale du Territoire du Nord sur la justice juvénile a visité le petit village de Mutitjulu, près d’Uluru. Les Aborigènes de la communauté Anangu ont dit aux commissaires avoir été négligés par le gouvernement du territoire et celui du pays, ajoutant que les enfants de la communauté n’ont souvent même pas accès à un toit, de la nourriture et des soins de santé.
« La plus ancienne communauté du monde a été abandonné par le gouvernement. »
Le président de la Ngaanyatjarra Aboriginal Corporation, Rameth Thomas, continue :
« C’est dégoutant la façon dont le gouvernement traite nos enfants. Ils devraient avoir honte. S’ils ne nous écoute pas, nous allons fermer Uluru.»
Le titre foncier d’Uluru a été redonné aux Aborigènes il y a 30 ans, mais le parc national a été loué au gouvernement pour 99 ans.
Rameth Thomas expliquent que seulement 7 % des redevances de Ayers Rock Resort vont à trois communautés aborigènes de la région. « Il y a une compagnie qui fait de l’argent en profitant d’un site naturel de l’UNESCO et, 26 kilomètres plus loin, une culture se meurt », plaide-t-il.
« D’un côté d’Uluru, c’est la pauvreté, et de l’autre, c’est le paradis. Ils exploitent notre culture et font des millions de dollars. »
Les commissaires Margaret White et Mick Gooda font la tournée des communautés aborigènes du territoire avant que des consultations officielles débutent en novembre.
« Le gouvernement est venu ici à plusieurs reprises depuis que je suis enfant. J’ai maintenant 40 ans et rien n’a changé », explique Rameth Thomas.
Le taux d’incarcération des Aborigènes a grimpé de 14 à 27 % au cours des 25 dernières années. La population adulte aborigène n’est pourtant que de 2 %. Le taux de suicide des Aborigènes est à son plus élevé actuellement en Australie. Le Territoire du Nord a même le taux le plus élevé de suicide chez les jeunes au monde.
