Le bureau du président Emmanuel Macron a déclaré vendredi à l'AFP qu'il avait entamé une procédure de licenciement contre un haut responsable de la sécurité et collaborateur du président, qui avait violemment frappé un protestant lors d'une manifestation à Paris en mai.
Une vidéo datant du 1er mai et révélée par Le Monde cette semaine montre Alexandre Benalla, casque de police sur la tête, frappant un jeune homme qui manifestait.
Les procureurs de Paris ont également déclaré que Benalla a été arrêté pour être interrogé dans l'enquête sur l'agression, où il est également accusé d'avoir usurpé l'identité d'un policier.
Le cabinet de Macron a déclaré que la décision de licencier Benalla avait été prise après que de "nouveaux éléments" eurent émergé dans cette affaire, qui est devenue le scandale le plus préjudiciable au président depuis son élection.
Une source proche de l'enquête a indiqué que trois policiers avaient également été suspendus parce qu'ils soupçonnaient Benalla de fournir des images de surveillance de la manifestation du 1er mai dans le but de prouver son innocence.
"Il est soupçonné d'avoir reçu des documents de la police qu'il n'était pas autorisé à avoir", a déclaré l'Elysée.
Le parquet de Paris également lancé une commission d'enquête alors qu'une deuxième vidéo de l'incident a été diffusée, dans laquelle Benalla est également vu violemment mettre une jeune femme à la terre.
Benalla avait initialement été suspendu deux semaines sans salaire en mai et plus tard transféré à un autre poste, et l'incident n'avait pas été signalé aux procureurs.
