Une ancienne ouvrière agricole accusée d'avoir contaminé des fraises avec des aiguilles à coudre restera derrière les barreaux après avoir été arrêtée dans ce que la police du Queensland a déclaré être l'une des enquêtes les plus difficiles à mener.
Mon Ut Trinh, également connue sous le nom de Judy, a été arrêtée dimanche et accusée de sept chefs de contamination de biens, passible d'une peine maximale de dix ans d'emprisonnement.
L'avocat de Mme Trinh, Michael Cridland, a déposé une demande de mise en liberté sous caution.
Demande qui a été rejetée par la magistrate Christine Roney qui considère celle-ci comme prématurée.
«La raison [de ces actes] qui a été avancée est la vengeance», a déclaré Mme Roney.
Le détective Jon Wacker, de la police judiciaire, a déclaré aux journalistes que la femme accusée, âgée de 50 ans, était une employée de l'industrie des fraises dans la région de Caboolture.

La police a ouvert une enquête en septembre lorsque des aiguilles à coudre ont été découvertes dans les fruits.
Environ 230 incidents supplémentaires ont été rapportés dans le pays, touchant 68 marques de fraises, a indiqué le détective à Brisbane.
Mme Trinh a été arrêtée au cours d'une enquête multi-juridictionnelle, longue de plusieurs mois, sous la direction de la police du Queensland, après la découverte d'aiguilles dissimulées dans un sac de fraises le 12 septembre.
«La police du Queensland a alloué une quantité importante de ressources pour veiller à ce que les responsables soient traduits en justice», a déclaré Jon Wacker.
Sur les 49 marques basées dans le Queensland, 77 incidents ont été signalés.
Parmi ceux-ci, 15 auraient été un canular ou une fausse plainte.
L'enquête n'était pas terminée et d'autres investigations sont en cours.
«Cela a probablement été l'une des enquêtes les plus éprouvantes auxquelles j'ai participé. C'est une expérience assez unique», a dit Walker.
Mme Trinh, une ancienne réfugiée arrivée en Australie par bateau il y a plus de 20 ans, restera en détention jusqu'à sa prochaine audience, le 22 novembre.
La femme âgée de 50 ans travaillait comme superviseur des cueilleuses de fruits à la ferme Berry Licious ou Berry Obsession et a été retrouvée comme étant la source des fraises piégées par des aiguilles à coudre, a rapporté le Courier-Mail.

La panique qu'avait vécu le pays à cause de la contamination des fruits a conduit le Parlement fédéral à imposer des sanctions plus sévères aux personnes qui manipulent des aliments.
Le gouvernement fédéral a également dépensé un million de dollars pour le secteur et a proposé de nouvelles lois afin de condamner les responsables à 15 ans de prison.

