Marie Laguerre, 22 ans, marchait près d’un café, la semaine dernière, lorsqu’un homme se serait mis à la siffler et lui faire des commentaires vulgaires.
« Ce n'était pas la première fois - ce jour-là, cette semaine, ou ce mois-là, ça s'était accumulé, je me suis mis en colère et je lui ai dit "ta gueule", » a-t-elle raconté à une radio française.
Alors qu’elle s’éloignait, l’homme lui aurait lancé un cendrier. Il s’est ensuite approche d’elle et l’a frappé violemment au visage.
"Ça cognait fort dans ma tête mais je suis restée droite et digne du mieux que j'ai pu," a-t-elle dit au Parisien.
Le propriétaire du café lui a offert les images de vidéosurveillance pour qu’elle puisse les utiliser pour conscientiser les gens à la violence faite aux femmes. « Je ne peux pas me taire et nous ne devons plus nous taire,” a écrit Laguerre sur sa page Facebook.
Le procureur de Paris a ouvert une enquête sur l’incident, mais n’a pas encore réussi à identifier l’homme.
Le harcèlement est un sujet d’actualité en France. Hier, la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, annonçait que les premières amendes sanctionnant le harcèlement de rue seront effectives dès l’automne.
