C'est le cas de Barry Green également surnommé "Catman", un retraité qui travaillait dans un abattoir et qui apparait dans le reportage de Complément d'enquête: "Matous à mater", sorti le 4 octobre dernier, Journée mondiales des animaux.
Un personnage qui fait froid dans le dos; dans l'extrait de la vidéo, il montre à la caméra le corps sans vie d'un petit félin qu'il vient de tuer et le pèse dans un sac en plastique pour le rajouter à son carnet de chasse, avec un chat en couverture.
"Comment vous sentez vous?", lui demande alors la journaliste. "Comme quelqu'un qui a fait du bon boulot", lui répond-il sans aucune émotion.
Barry vient donc de tuer son 1 441 chats. Et si l'on parlait d'humains, ce serait probablement l'un des tueurs en série les plus prolifiques de ce siècle...
Dans sa maison, des peaux de chats d'une même famille, des chats empaillés, des têtes de chats, des objets en chats.
Une peau de chat d'environ 7 kilos est clouée à une porte, ce trappeur de chats à également créé un tableau avec des gueules de chats empaillées qui ont une plume d'oiseau dans la bouche. Il a aussi fait d'un cadavre de chat une boite - qu'il nomme kitty - pour mettre ses rouleaux de papier toilette, c'est sordide et macabre.
Il est pourtant considéré comme une sorte de sauveur, une célébrité locale. Il a même reçu un prix, en récompense à "son travail" par le conseil de l'île qui gère les nuisibles. Il invite également les curieux à visiter sa maison, et arrive à leur vendre quelques peaux.
"Barry assure n'avoir rien contre les chats, ni haine, ni obsession" peut-on entendre dire la voix off du reportage.
L'Australie veut se débarrasser de ses chats sauvages, recensés à entre 6 et 15 millions à chasser dans le bush, mais cette manière d'éradiquer est-elle vraiment la solution?
