« Ma bonne mère. Tous les jours j’espère recevoir de tes nouvelles et de celles de la famille mais jusqu’à présent, je n’ai rien vu venir », écrit l’auteur.
La lettre est signé par un certain « A » (ou « Ch ») Mesnier (ou « Mesmier ») et datée de Paris, le 6 décembre 1870. Elle est adressée à sa mère vivant dans l’Eure.
La lettre a été transférée en 2001 du Musée de la Poste et du Télégraphe du Queensland aux Archives d’Australie et vient d’être exhumée pour un projet avec les Archives nationales de France.
Louise Doyle, directrice générale adjointe des Archives nationales australiennes, a expliqué à l’AFP que personne ne sait comment la lettre s’est retrouvée en Australie.
Le fils raconte le siège à sa mère, alors que Paris est encerclé par les armées prussiennes. Il tente de la rassurer:
« Jusqu’à présent, le siège n’a en aucune façon influé sur l’état de notre santé. Nous n’avons pas de viande tous les jours et quand on nous en délivre ce n’est pas en grande quantité mais on se fait facilement à un pareil état de choses. »
Il mentionne avec optimisme 100 000 hommes qui sont « prêts à faire le coup de feu » au sein de la garde nationale.
Mais on sait qu’après de nombreux bombardements le gouvernement de défense nationale signera l’armistice le mois suivant sa lettre. La Commune de Paris prospérera sur un contexte social beaucoup plus tendu que ne le décrit l’auteur.
D’après l’AFP
