En 2014, Lionel Jospin, ancien Premier ministre français, présente son livre Le mal napoléonien et invite à reconsidérer l’image de Napoléon Bonaparte. Il met en lumière le décalage entre la célébrité de l’empereur et les conséquences parfois désastreuses de son règne. Loin d’un récit héroïque simplifié, Jospin propose une lecture critique d’une figure centrale de l’histoire française et européenne.
J'ai prouvé le besoin d'opérer une certaine démystification ou démythification de la personne de Napoléon
Il insiste sur le caractère ambivalent de cet héritage. Si Napoléon est souvent associé à la grandeur militaire, son parcours s’achève sur l’échec de 1815. Jospin questionne l’utilité réelle de cette période pour la France, estimant que les ambitions excessives de Napoléon ont freiné l’émergence de valeurs démocratiques. Il analyse également la rivalité avec l’Angleterre, soulignant que celle-ci a favorisé le développement politique et économique britannique, au détriment de la France, notamment à travers le blocus continental.
Cette période glorieuse se termine sur un désastre
Enfin, Jospin reconnaît les apports administratifs durables de Napoléon dans la construction de la France moderne, tout en qualifiant son régime de dictature marquée par la censure et un contrôle strict de la société. Il conclut en appelant à une relecture critique de cette figure historique, afin de dépasser la simple glorification et mieux comprendre son impact sur la politique contemporaine.




