En 2003, Jean-Marie Vianney Mupenda fuit la République Démocratique du Congo, où il milite pour les droits de l'homme. Il débarque en Australie avec sa femme et leurs deux enfants, et pose ses valises à Shepparton, dans l'État de Victoria. Ce qu'il décrit comme un « petit village » lui offre un environnement si chaleureux qu'il s'y sent immédiatement « comme un poisson dans l'eau ».
Dans un entretien accordé à SBS French, ce leader communautaire revient sur les clés de son intégration exemplaire. Selon lui, tout repose sur trois piliers.
Le premier, c'est la maîtrise de l'anglais. Un passage obligé pour trouver un travail. Il est d'ailleurs catégorique : « Si tu ne parles pas anglais, tu es considéré comme illettré ».
Le deuxième pilier, c'est la transparence. À la tête de la communauté congolaise locale, il a su gagner la confiance des autorités en justifiant rigoureusement chaque subvention reçue.
L'intégration se construit par l'effort, la persévérance et l'engagement communautaire. Tout travail paye y compris le bénévolat, même s'il ne rapporte pas d'argent directement.Jean-Marie Vianney Mupenda
Enfin, le troisième pilier, c'est l'engagement bénévole. Il anime notamment des émissions sur une radio communautaire, où il partage sa passion pour la langue française et la musique.
Aujourd'hui, fonctionnaire de l'État dans le domaine informatique, Jean-Maire Vianney Mupenda n'oublie pas ceux qui restent en difficulté.
Il alerte sur la précarité à Shepparton et interpelle les autorités sur l'absence de moyens de transports ou d'universités sur place.





