Reçu dans le programme en français, Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité de France explique le sens de sa visite en Australie. Son rôle couvre à la fois le développement du commerce international des entreprises françaises et l’attractivité de la France pour les investisseurs étrangers, notamment les fonds australiens. Il souligne que la France est depuis plusieurs années la première destination d’investissements étrangers en Europe et veut transformer la bonne relation bilatérale avec l’Australie en partenariats économiques plus concrets, en particulier dans les secteurs des minerais critiques, de l’énergie, des transports et des infrastructures.
Nous aimons nos partenaires australiens. Mais il faut qu’on soit plus concret, plus performant dans la mise en œuvre de nos partenariats
Le ministre insiste sur le timing favorable, marqué par la finalisation de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et l’Australie. Il rappelle que la France a défendu ses filières sensibles, comme le bœuf et le sucre, tout en soutenant un accord équilibré qui ouvre de nouvelles opportunités commerciales et d’investissements croisés. Pour lui, ce cadre permet d’approfondir un partenariat gagnant-gagnant dans un contexte géopolitique où la France et l’Australie partagent des analyses communes, notamment sur la sécurité dans l’Indo-Pacifique et les grandes tensions internationales.
Il y a l’amour, mais il faut des preuves d’amour. Et c’est aussi le but de cette visite
Enfin, Nicolas Forissier replace cette relation dans une vision plus large héritée de l’axe Europe-Indo-Pacifique porté par Emmanuel Macron dès le début de son premier mandat. Il rappelle que la France est un acteur majeur de la région grâce à ses territoires ultramarins et que les deux pays partagent une philosophie commune autour du multilatéralisme, du développement durable et des engagements climatiques. Au-delà des discours, il appelle à des preuves concrètes de cette proximité, en renforçant des coopérations déjà bien présentes dans le quotidien des Australiens, souvent sans qu’ils en aient conscience.




