Des images choquantes ont récemment émergé en ligne, montrant de jeunes enfants Aborigènes âgés de six à sept ans ligotés avec des lanières en plastique. Ces images ont rapidement provoqué la colère et l'indignation, en particulier au sein des communautés Aborigènes. Nous avons interviewé Mme Hannah McGlade, une universitaire et avocate Aborigène, pour obtenir des éclaircissements sur les implications légales de cet acte.
Un contractuel, intervenant sur une propriété privée à Broome, en Australie Occidentale aurait découvert les jeunes enfants en train de nager dans une piscine en l'absence des propriétaires. Il les aurait alors ligotés et signalés aux autorités pour accès illégal à la propriété.
Selon Mme McGlade, le responsable a été inculpé par la police et risque une peine de 18 mois de prison et une amende, bien qu'il puisse ne recevoir qu'une simple sanction.
L'incident de Broome, symptôme d'un racisme généraliséCurtin University's Associate Professor Hannah McGlade
Mme McGlade a également souligné le racisme ambiant envers les Aborigènes en Australie, ainsi que l'attitude perçue comme lente voire laxiste des autorités à tous les niveaux, en particulier le gouvernement fédéral.
Elle déplore le manque de ratification par l'Australie du protocole additionnel de la Convention pour la protection des droits de l'enfant, ainsi que le maintien de l'âge minimum de responsabilité pénale à dix ans, contribuant à l'incarcération disproportionnée d'enfants Aborigènes.





